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DANASHUAILa voie, l'esprit June 24 Danashuai est devenu un collectif !Depuis plusieurs années, j'essaie de promouvoir les valeurs et l'esprit des arts martiaux par ce blog. Avec d'autres pratiquants, nous avons crée l'Association Danashuai afin de franchir une nouvelles étape.
C'est un collectif ouvert, conformément à l'esprit de cet espace d'expression. Nous sommes actuellement en partenariat avec l'Association Française de Shuai Jiao, l'A.S. France Wing Chun, Les 3 Singes (voir liens de ces associations à la rubrique "blogs" à gauche de la page) et espérons d'autres associations et arts martiaux.
Vous trouverez le lien vers le blog de l' Association Danashuai dans la rubrique "Blogs" à gauche de la page.
Merci à toutes et à tous, et n'hésitez pas à nous rejoindre ! May 21 Le meilleur art martialVoici les termes qui sont saisis sur les moteurs de recherche par de nombreux internautes:
- "le meilleur art martial"
- "l'art martial le plus efficace"
- "l'art martial le plus rapide à apprendre"
- "l'art martial qui tue"
Et voici quelques éléments de réponse:
1. Le meilleur art martial n'existe pas ! Le plus efficace non plus ! Tout simplement parce que TOUTES les techniques de TOUS les arts martiaux sont efficaces. Lorsque l'on étudie une technique, on cherche ses avantages, ses inconvénients, et les situations dans lesquelles elle peut être utilisée. A chaque technique, il y a un contre, à chaque contre il y a une parade. De plus, une technique doit être adaptée à soi-même par rapport à ses propres qualités et faiblesses, et aussi par rapport aux caractéristiques de l'adversaire.
D'autres paramètres entrent en ligne de compte dans la conduite d'un combat: son état moral et physique, l'esprit tactique, l'assiduité à l'entraînement, l'intelligence, le timing, etc...
2. L'art martial le plus rapide à apprendre: attention ! Les arts martiaux ne sont pas des fast-foods ! On n'emprunte pas la voie pour en ressortir deux ans après ! Les arts martiaux sont l'école de la patience, de la persévérance, de l'humilité. Si on est pressé, il vaut mieux abandonner l'idée de pratiquer les arts martiaux.
3. L'art martial qui tue: à ceux qui cherchent à tuer, il y a plus efficace que les arts martiaux. C'est d'acheter une arme à feu. On ne pratique pas un art martial pour tuer mais pour préserver la vie et la paix, pour se renforcer au niveau de la santé, et atteindre la maîtrise de soi (lire le billet: "ton adversaire le plus difficile à vaincre"). Préserver la vie et la paix passe par l'évitement du combat, ou son arrêt. On n'a pas forcément besoin de tuer pour arrêter un combat: on peut immobiliser un adversaire par exemple, ou le piéger pour l'enfermer, ou encore l'esquiver et attendre qu'il se fatigue et ne trouve plus de force pour poursuivre ses attaques. Le niveau suprême en arts matiaux est: vaincre sans combattre.
Si on est convaincu et qu'on est prêt à emprunter la voie des arts martiaux, alors bienvenue et... bon courage ! March 27 Se défendre contre le harcèlement au travail, moral, sexuelTravailler les techniques de combat ne suffit pas pour un pratiquant d'arts martiaux. Il faut aussi développer sa force mentale et se doter de moyens de défense pour gérer des situations telles que le harcèlement au travail, le harcèlement moral, le harcèlement sexuel.
1. Qu'est-ce que le harcèlement ?
Selon le dictionnaire Larousse, le harcèlement vient de l'ancien français "herser" qui signifie frapper. Harceler veut dire "soumettre à des attaques incessantes", "tourmenter avec obstination", "soumettre à des critiques, des moqueries incessantes".
Quant au harcèlement sexuel, il s'agit du fait "d'abuser de l'autorié conférée par des fonctions de travail pour tenter d'obtenir une faveur sexuelle par contrainte, ordre, ou pression".
2. Les objectifs du harcèlement au travail
Lorsque l'on harcèle un ou une salariée, le but est de:
- le soumettre à la volonté du persécuteur (harcèlement sexuel)
- asseoir la puissance du persécuteur (pour se valoriser, pour satisfaire sa soif de domination,...)
- se venger d'un affront
- ou encore pousser la victime à la démission (car moins coûteux que le licenciement)
3. Exemples d'actions de harcèlement
- objectifs démesurés, sans aucun octroi de moyens pour mener à bien une mission
- surcharge de travail irrationnelle et injustifiée
- démoralisation et dévalorisation ("vous êtes nul", "vous ne comprenez jamais rien", "votre travail est toujours lamentable"...)
- fréquence des reporting augmentée de manière irrationnelle ("tous les soirs je veux votre rapport sur vos résultats par rapport à vos objectifs")
- suppression de pauses
- isolement: on vous change de bureau pour nous isoler du reste de l'équipe, on n'est plus convié aux pots, on interdit à toute l'équipe de nous adresser la parole, etc...
- chantage ("on peut vous remplacer trés facilement")
- programmation de réunions tard le soir afin de nous retrouver en tête-à-tête avec le persécuteur (harcèlement sexuel)
La liste n'est pas exhaustive ! Les persécuteurs sont trés créatifs !
4. Se défendre
4.1. Rester déterminé ! Ne pas craindre de perdre son travail (quand on veut trouver du travail, on en trouve ! Il est vrai qu'il est plus difficile de trouver LE travail que l'on veut ou que l'on peut). Ayant cela à l'esprit, on se sent plus solide pour utiliser les moyens ci-dessous...
4.2. Adopter une attitude "assertive" (lire l'article "Assertivité: la technique de l'édredon et le DESC"). Lorsqu'il y a surcharge de travail, utiliser la technique du DESC en affirmant que la tâche demandée est au-dessus de nos moyens et que nous avons besoin d'aide ou de moyens supplémentaires, ou alors vous ne pouvez garantir le résultat final.
4.3. Dés les premières insinuations à caractère sexuel: mettre les points sur les "i". Plus on attendra, plus il sera difficile de gérer la situation car le sentiment de culpabilité s'installe. Idem pour les moqueries à caractère raciste ou autre.
4.4. Ne pas s'isoler: faire part de notre situation aux collègues et à notre entourage. Le persécuteur peut agir un peu comme un miroir déformant qui nous amène à douter de nous-mêmes ("et si j'étais vraiment nul comme il le prétend ?"). Dialoguer avec d'autres personnes, c'est avoir d'autres miroirs qui nous renverront une autre image de nous-mêmes.
4.5. Garder les preuves du harcèlement: emails, sms, tenir un journal des évènements avec dates et personnes en présence, etc...
4.6. Informer la Direction des faits par écrit. Ne pas y indiquer vos états d'âme, ni vos opinions, ni aucune supposition. Parfois, on sera désavoué, mais au moins, on ne pourra jamais nous reprocher de ne pas avoir tiré le signal d'alarme !
4.7. Contacter les syndicats et l'inspection de travail.
- Conseil des Prud'hommes: http://www.prudhommes.gouv.fr/Les-Prud-hommes-et-vous,36.html
- Inspection du travail: http://www.travail-solidarite.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/litiges-conflits-du-travail/inspection-du-travail.html
4.8. Consulter le médecin traitant ou le médecin du travail: il pourra constater par écrit la dégradation de notre état de santé en raison des conditions de travail et, si c'est justifié, prescrire un arrêt de travail.
4.9. Contacter la Permanence juridique de notre Mairie s'il y en a une: c'est gratuit, l'interlocuteur peut nous guider dans la démarche à suivre.
4.10. Contacter les associations:
- Harcèlement Moral Stop: http://www.hmstop.com
- Association contre les Violences Faites aux femmes au Travail: http://www.afvt.org
- Ni Putes Ni Soumises: http://www.niputesnisoumises.com
August 04 Faire face à une provocationCommençons par une réflexion.
Un interlocuteur trés agressif vous adresse ces paroles :
1. "Viens ! On va dehors s'expliquer !"
2. "Viens te battre ! Quoi ? Tu chies dans ton slip ?"
Que répondez-vous ? (sans insulter votre interlocuteur !)
Voici ce que l'on peut faire:
1. Ecouter et poser des questions
Avant de répondre, il faut déjà chercher à comprendre pourquoi on nous provoque.
- Pour impressionner la galerie ?
- Parce que notre interlocuteur a peur ?
- Parce qu'il se sent blessé, parce qu'il est vexé ?
Une personne qui cherche à impressionner est à la base une personne qui manque d'assurance. Elle a besoin de se construire une image, de se rassurer, d'être aimée ou admirée. Lui poser des questions sur ces points pourrait "bloquer" sa colère, l'empêcher de se développer. ("Bon, d'accord, tu es énervé, mais bon est-ce que tu as vraiment pu être blessé par de simples paroles ? Tu es un homme, je ne crois pas que tu aies pu en être blessé...").
Celui qui est agressif parce qu'il a peur est sur la défensive. Là encore, lui poser des questions orientées pourrait le calmer ("Je te rassure, je n'ai aucunement l'intention de me battre, je pense que toi et moi sommes assez adultes pour nous arranger...").
Quant à un interlocuteur vexé ou blessé, il faut l'aider à recentrer le débat sur l'essentiel en posant des questions ("Dis-moi, qu'est-ce qui t'a mis en colère ? ... Ah, je comprends, on va arranger ça...").
2. Ignorer
Si l'on ignore la provocation, il vaut mieux s'éloigner de l'individu en marchant vite.
3. S'éloigner
On peut aussi quitter l'individu et lui faire le signe du "pouce". Cela peut le calmer. Pourquoi ? Parce que ce signe peut être interprété de différentes manières: l'interlocuteur peut prendre cela comme une reconnaissance de sa supériorité (il me fait pouce, ça veut dire qu'il reconnait que je suis plus fort et le meilleur, ou bien ça veut dire qu'il me dit stop donc qu'il abandonne). Pour nous, ça peut vouloir dire: tu es le meilleur et le roi des c..., donc continue ! Cette technique joue sur l'ambiguïté.
Autre possibilité: marcher vite, et répondre: "désolé, je n'ai pas le temps, j'ai un R.V., si tu veux me parler, tu me suis". Généralement, le provocateur laisse tomber.
4. Aller au conflit frontalement
C'est la technique qui a le plus de chance d'aboutir au combat, et donc celle qu'un pratiquant d'arts martiaux ne doit pas privilégier. On joue sur le rapport de force. Elle peut être utilisée notamment lorsque l'interlocuteur est beaucoup plus jeune: on emploiera le système de dialogue "adulte-enfant", c'est-à-dire infantiliser l'interlocuteur de manière à ce qu'il se sente comme face à son père afin d'asseoir notre autorité. Ajouter à cela tout le langage gestuel, par exemple en croisant les bras, en parlant de manière calme, assez forte, et grave, et en pointant l'index vers l'interlocuteur.
July 14 Faire face à un cambriolageVous partez en vacances ? Ou bien vous êtes encore chez vous ? June 05 Se défendre seul contre un groupeVous êtes attaqué par un groupe d'agresseurs. Lequel d'entre eux choisissez-vous de frapper en priorité: le meneur ? ou le plus faible ? Et pour quelles raisons ?
(rajout du 01/07/2008): il y a 2 écoles.
La 1ère cherche à éliminer en premier le plus faible afin de réduire l'écart numérique et de gagner en confiance, afin de prendre le dessus psychologiquement.
La 2éme école favorise l'élimination du meneur (voir études sur la dynamique de groupe) qui est le moteur. Ainsi, privé de son leader, le groupe perd sa force, tandis que le doute s'installe. Perdre psychologiquement, c'est déjà une demi-défaite.
A vous de rechercher votre vérité.
Une tactique existe pour se défendre seul contre un groupe, qui réside dans le déplacement et l'utilisation des terrains. Mais je n'en dirai pas plus: j'invite chacun à se renseigner auprés de son maître. June 01 Faire face aux mensonges ?Qui ne s'est jamais mis en colère face à des discours mensongers ? On a beau pratiquer les arts martiaux et travailler la maîtrise de soi, on peut être déstabilisé par une personne de mauvaise foi, par des mensonges, par la calomnie, par la tromperie... Qu'est-ce qui peut provoquer cette colère, et quels moyens dont nous disposons pour garder la maîtrise de nos émotions ?
(Rajout du 01/07/2008) Tout d'abord, on peut garder à l'esprit notre objectif personnel. Si le mensonge n'entrave en rien nos projets, n'a aucune incidence sur notre vie, il ne sert à rien de s'attarder sur ces obstacles.
Dans le cas contraire, on peut commencer par cerner le mensonge, l'identifier: c'est simple à dire, mais nous ne le faisons pas systématiquement. Une fois ciblé, on peut prendre de la hauteur et analyser la situation: dans quels buts est-ce que l'on est calomnié ? Est-ce une manoeuvre machiavélique, ou bien est-ce juste l'expression d'une colère ou d'une frustration ? De quels moyens est-ce que je dispose pour me défendre ou pour contre-attaquer ?
Il faut bien distinguer la calomnie sur une situation d'une autre sur notre personne.
Un mensonge sur une situation, une question... : se concentrer sur le fond, poser des questions à l'interlocuteur pour savoir comment il en est arrivé à sa conclusion. Plus il parlera, plus il se découvrira, mieux on cernera le problème pour le traiter et trouver la réponse adéquate.
Si ce sont des attaques personnelles: c'est subjectif, demander donc à l'interlocuteur des faits, utiliser la technique de l'edredon (lire billet "la technique de l'edredon").
En aucun cas on ne doit s'énerver ! C'est peut être une partie d'échec qui se joue, et il n'est pas question d'être blessé par des mensonges. Ce serait encourager votre interlocuteur ! May 15 Les techniques d'arrestation de la PoliceJe ne sais pas si ce sont les medias qui nous envoient des images présélectionnées, mais celles que nous pouvons voir à la télévision m'interpellent: comment se fait-il que plusieurs policiers soient nécessaires pour arrêter un seul individu sans armes ? On le voit notamment lors des manifestations, ou bien lors d'évènements festifs comme les ferias.
Est-ce que les policiers sont TOUS entraînés et formés de la même manière ? Et de quelle manière ? Quels types de techniques est-ce qu'on leur transmet ? Est-ce que la formation est réservée uniquement aux membres du G.I.G.N. et du R.A.I.D. ?
Les interventions auxquelles j'ai pu assister, en direct ou à la télévision, me laissent perplexes. J'ai des doutes quand je vois comment certains font des clés. J'ai des doutes quand je vois la difficulté qu'ils ont à mettre un individu au sol. J'ai des doutes quand je vois la manière dont ils manient leur tonfa. Je suis inquiet quand j'apprends que certains se font subtiliser leur matraque. Et je me demande si certains débordements, comme frapper un individu désarmé déjà mis au sol, ne seraient pas la conséquence directe d'une formation inadéquate ou insuffisante.
Il y a quelques années, j'ai discuté avec un CRS qui n'a jamais suivi d'entraînement de tonfa. Il fallait qu'il paye lui-même une formation ! Un policier de Seine-Et-Marne rencontré il y a 3 ans n'a jamais suivi de cours de combat.
Je crois donc que certaines difficultés rencontrées viendraient de là, du manque de moyens. N'est-ce pas le Ministère de l'Interieur qui devrait assurer la formation ? Peut-être qu'un entraînement permanent, ajouté à des rencontres régulières entre différentes unités de la Police donneraient des outils supplémentaires aux hommes de mener à bien leur mission ?
J'ai récemment discuté avec une gendarme: elle s'entraîne toutes les semaines aux combats, aux techniques d'arrestation, de mise au sol. Elle bénéficie des structures du Ministère de la Défense. Résultat: si on entend parler de bavures de la Police, celles de la Gendarmerie sont beaucoup plus rares dans les medias.
Bien que les techniques de frappe doivent être privilégiées face à des individus armés de lame, elles ne sont pas nécessaires pour arrêter des manifestants ou une personne non armée en fuite.
L'idéal serait que les policiers complètent leurs formations en arts comme par exemple le Krav Maga ou la Savate / Boxe Française (trés répandus dans le milieu) par le Shou Bo (toutes les techniques de projection et de mise au sol mais EN RESTANT SUR SES APPUIS) complétées par les techniques de Qin Na (Chin Na: essentiellement des clés). Et supprimer définitivement les techniques comme les clés d'étranglement qui sont dangereuses et injustifiées.
Les techniques d'arrestation ont une particularité: elle doivent permettre d'empêcher un individu de nuire SANS LE BLESSER ! May 09 Qu'est-ce qu'un bon maître ?Nombreux sont les pratiquants d'arts martiaux qui voient leur maître comme une sorte de dieu. On rencontre des cas similaires dans d'autres domaines: chefs spirituels dans les religions, maîtres d'écoles, coaches, formateurs dans les entreprises... Ce sont pourtant des êtres humains, avec des qualités et des défauts. Pour vous, qu'est-ce qui fait un bon maître ?
Personnellement, je pense que le bon maître est celui qui nous amène à devenir notre propre maître. Il doit nous montrer la voie, montrer l'exemple. A nous, disciples, de ne pas lui demander d'être dieu, de garder notre perspicacité, et de travailler sans relâche. April 06 Assertivité: la technique de l'edredon, le DESC, et le Disque rayéLe concept de l'affirmation de soi ("assertiveness") a été développé aux Etats-Unis par des psychologues. Il consiste à permettre à un individu de s'affirmer en harmonie avec les autres:
- en défendant son point de vue sans attaquer les autres
- en exprimant librement ses sentiments
- en établissant des rapport fondés sur la confiance et non par sur la domination.
1. La technique de l'edredon
L'une des techniques utilisée est celle de "l'Edredon". Ce dernier est selon le dictionnaire du Petit Larousse un "couvre-pied rempli de duvet".
La technique est donc par analogie un moyen doux qui dans la pratique consiste à prendre acte des propos de l'interlocuteur sans émettre d'avis personnel, sans entrer dans le fond du débat, mais sans abandonner sa position. Il permet souvent de recadrer un débat sur l'objectif au lieu de rester bloqué sur un sujet qui n'est pas essentiel.
Exemple 1:
- "Vous avez fait une erreur là, 2+2, ça fait 4, pas 5 !"
- "Effectivement."
Exemple 2:
- "Vous êtes complètement nul !"
- "C'est votre point de vue."
On exprime: soit des faits, soit des opinions, soit des sentiments.
On peut remarquer que dans l'exemple 1, l'interlocuteur fait part d'un fait, alors que dans l'exemple 2, il donne son opinion, donc subjectif et discutable. Quant aux sentiments ("je suis en colère", "je suis triste",...etc...), ils ne sont pas discutables.
En résumé, le type de réponses que l'on peut donner:
1. Si on est attaqué sur des faits: "effectivement", "c'est exact", "c'est un fait", ... etc...
2. Si l'attaque porte sur une opinion: "c'est votre point de vue", "c'est possible",...etc...
La technique de l'Edredon est trés utilisée dans le management et la négociation. C'est aussi un formidable outil d'autodéfense pour désarmorcer certains conflits.
2. Le DESC
Un autre outil d'assertivité est celui du DESC. Il s'applique de la manière suivante:
1. Description des faits
2. Expression de son sentiment
3. Suggestion d'une solution
4. Conséquences positives pour tous
Exemple:
1. "Cela fait 3 fois que tu décroches ton téléphone alors que toute la salle regarde le film"
2."Tes communications gênent tout le monde car c'est comme si on écoutait de la musique avec un disque avec plein de rayures, nous avons du mal à apprecier le film, on est frustré"
3."Alors je te propose de téléphoner hors de cette salle, ou bien d'eteindre ton portable et de regarder le film"
4." Ainsi tout le monde y trouve son compte".
3. Le Disque rayé Répéter inlassablement les arguments, ou bien le DESC, jusqu'à ce que l'interlocuteur abandonne. Cette technique joue sur l'usure.
Evidemment, ces outils ne résolvent pas 100 % des conflits, mais il est important de s'exprimer et de ne pas garder en soi une frustration qui pourrait devenir un jour de la colère ou de la déprime. March 11 Qu'est-ce que le Shou Bo ?Le Shou Bo ("combat à mains nues") n'est pas un nouvel art martial. Il s'agit d'une forme de combat, de compétition, qui a plus de 4000 ans d'histoire en Chine.
Aujourd'hui, le Shou Bo est une rencontre entre tous les arts martiaux chinois.
La renaissance de cette forme de combat trouve son origine dans l'échec de la reconnaissance du Wushu et du Sanda par le Comité International Olympique. Alors que le Japon a concretisé le Judo en discipline olympique lors des J.O. de Tokyo, et que la Corée en a fait de même pour le Taekwondo, la Chine organise les prochains jeux sans avoir la moindre discipline originaire de son pays.
Les raisons sont multiples: le Sanda ne répond pas aux critères du C.I.O. qui préfère une pratique sportive moins "violente", alors que le Wushu ("art martiaux" en chinois) est beaucoup trop divisé par le nombre de styles.
L'idée est de réunir toutes les familles de pratique par une compétition répondant aux critères olympiques. Cependant, nommer "Wushu" un sport aurait exclu le Shuai Jiao car il existe en Chine 2 fédérations: l'une gère le "Wushu", l'autre la lutte et le "Shuai Jiao" (appelé aussi "Lutte chinoise").
Faire renaitre le Shou Bo permet donc de réunir TOUS les arts martiaux chinois. Ainsi, on peut faire du Kung Fu de Shaolin, du Wing Chun, du Taï Ji, du Shuai Jiao, etc... et combattre en Shou Bo. Pratiquer le Shou Bo, ce n'est pas renoncer à son art martial d'origine. C'est juste une rencontre, avec d'autres styles.
Le Shou Bo intègre les frappes (coups de poings, coups de paume, coups de pied...), les saisies, et les projections. Ce sport n'a pas de style précis dans la mesure où l'on peut combattre avec les techniques propres à chaque famille d'art martial (Hung Gar, Shuai Jiao, Wing Chun, Shaolin Quan, Choy Li Fut, Bagua, etc...). Toutefois, l'orientation que le Maître YUAN Zu Mou souhaite donner au Shou Bo est le développement des techniques non violentes. Ainsi, l'application à la self-defense met en avant l'esquive, l'utilisation de la force de l'adversaire et la mise au sol (projections, ...).
L'un des voeux de la Chine est que le Shou Bo devienne à terme une discipline olympique. March 07 Pourquoi faut-il donner l'exemple ?"Casse-toi alors, pauvre con..."
Tout le monde a entendu parler de cette réplique du Président de la République. Certains disent qu'il a eu raison de ne pas se laisser insulter, que finalement il est comme tout le monde. D'autres pensent qu'il n'aurait pas dû répondre.
Effectivement, un Président de la République, un élu, tout comme un maître d'arts martiaux (et même tous pratiquants !) doivent donner l'exemple. Pour quelles raisons ? January 13 Défense contre un chien d'attaqueComment se défendre lorsque l'on a un chien d'attaque face à nous ?
Avant qu'il ne fonce sur nous, nous pouvons:
Mettre devant nous un objet (sac, veste, etc...). Le chien attaque en effet l'objet mobile le plus proche de lui.
A ne pas faire: fuir en courant ! Le chien est plus rapide et nous rattrapera pour nous attaquer par derrière. Dans cette situation, nous n'avons quasiment aucune possibilité de nous défendre.
Le chien fonce sur nous:
1. Nous protéger en lui présentant un objet devant, ou au pire des cas notre avant-bras, afin d'éviter d'être mordu au visage ou à la gorge.
2. Avec l'autre main, frapper la truffe qui est l'une des parties les plus sensibles du chien
3. Si on a la main dans la gueule, l'enfoncer le plus profondément possible dans la gorge afin de reduire la pression de sa machoire. Cela permet juste de limiter les dégâts.
4. Si aucun de nos membres n'est mordu, saisir la peau du cou pour le contrôler.
5. On peut aussi éviter de se débattre car plus nous faisons de mouvements, plus le chien augmentera la pression de sa machoire.
A éviter:
1. Frapper le crâne: le chien ne sentira rien du tout.
2. Crever les yeux: trés difficiles à viser et à atteindre dans le mouvement. De plus, même avec les yeux crevés, le chien ne lâche pas sa proie. January 02 Gérer un conflit (1)Vous travaillez pour une entreprise, ou une association, ou pour vous même. Une personne, folle de rage, vous prend à partie en vous insultant et prétend qu'elle subit les conséquences d'une erreur de l'entité que vous représentez.
Comment gérez cette situation ?
Une personne en colère et qui s'estime être victime de quel que situation que ce soit veut être écouté et respecté.
On peut donc procéder ainsi :
1. Ecouter l'interlocuteur (sans l'interrompre, sans le juger).
2. Si besoin : poser des questions pour bien cerner son problème, et s'assurer qu'on l'a bien compris.
3. Lui montrer qu'on l'a bien compris et qu'on comprend sa réaction : c'est à ce moment que l'interlocuteur devient plus calme car il sait qu'on le respecte, qu'on l'a écouté, et qu'on a pris en considération SON problème.
4. Lui proposer notre aide pour résoudre son problème, avec des solutions (à défaut : lui promettre une réponse pour un moment précis).
Attention à la forme : toujours rester calme, parler de manière amicale et ouverte.
Essayez, ça marche, et ça évite tellement de désagrément et (parfois) de violence ! December 19 Stratégie de Self DefenseNous arrivons à la fin de l'année et de nombreux aspects des arts martiaux ont été abordés sur ce blog. Enrichi de vos commentaires, cet espace donne, je l'espère, une vision globale du théme.
Avec tous ces éléments, on peut dégager en gros une stratégie globale de l'autodéfense : entre le moment où l'on croise la route d'un agresseur potentiel et celui de l'agression, il y a des moyens adaptés qui sont à notre disposition.
Phase 1 : Situation (d'agression)
Il faut éviter de se mettre en situation défavorable ou en situation de conflit.
Moyens : Précautions, prévention, observation et analyse de l'environnement.
Phase 2 : Contact (entre l'agresseur et la victime)
Visuel, ou verbal, ou physique.
Moyens : techniques de communication, psychologie.
Phase 3 : Combat
Moyens : tactiques et techniques de combat, fuite.
A chacun de méditer sur ces aspects, avec une préférence pour le travail en amont, c'est-à-dire réussir dés la phase 1.
Afin de parvenir à vaincre sans combattre !
Merci à vous toutes et tous pour vos visites et commentaires, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année ! December 10 Eviter de se faire agresser (3)Dans la rue, on n'agresse pas n'importe qui. Un prédateur s'attaque à une personne parce qu'il est convaincu d'obtenir ce qu'il veut de sa proie. Il est sûr de vaincre. Tout simplement en observant sa future victime. A votre avis, quels sont les signes dans notre attitude et notre comportement qui révèlent nos faiblesses ? December 03 Faut-il dire la vérité ?Une question que tout le monde s'est posée : faut-il dire la vérité ? dans quelles situations ? De quelle manière ? November 18 Faire preuve de bienveillance et de modestieVoilà un sujet qui me concerne ! J'essaie de respecter le code moral des arts martiaux en aidant les autres. Malheureusement, j'ai une tendance à devenir pédant, donneur de leçons, lorsque je conseille. Et en plus, il m'arrive de me tromper et d'avoir tort, comme tout le monde. Par conséquent, comment pourrait-on aider autrui sans pédanterie, tout en gardant l'esprit d'humilité ? November 10 Défendre une personne agressée dans le métroVous êtes dans une rame de métro ou de train et assistez à l'agression d'une personne par 5 individus. Que faites-vous ?
Quand on ne pratique aucun art martial et qu'on ne sait pas se défendre, on peut :
- tirer le signal d'alarme
- prendre en photo les agresseurs avec son téléphone portable
- appeler la Police
- inciter tous les voyageurs à se lever pour mettre la pression et inviter les agresseurs à cesser leur attaque. Cette dernière option est la plus improbable de toutes celles précitées.
Si on s'engage dans le combat, il faut savoir que les agresseurs se concentrent sur la victime, et qu'on a du coup l'avantage de l'attaque surprise. Mais attention : il faut bien maîtriser les techniques de combat, et toujours partir du principe que les agresseurs sont armés (attention aux lames !).
Ne rien faire et se cacher derrière son journal, c'est une non-assistance à personne en danger, ce qui est sanctionné par la Loi. November 03 Les mots blessants : des pics de glace à faire fondre ?Regardons bien notre corps : il y a des cicatrices créees par des pics de glace que sont les mots. Certains étaient des insultes. D'autres étaient des remarques sournoises sur nos défauts ou nos erreurs. Pour mieux nous rabaisser. Parfois, c'étaient juste des plaisanteries, qui n'ont pas le même effet sur ceux qui rient que sur nous-mêmes.
Alors, les mots peuvent-ils faire mal ?
Un pratiquant d'arts martiaux ne doit JAMAIS être blessé par des remarques de quel que nature que ce soit. C'est le résultat de son entraînement : le renforcement de la force mentale. Et puis si on frappe l'autre pour un mot déplacé, c'est devenir agresseur aux yeux de la Loi.
A votre avis, comment un mot peut-il nous blesser ? Pour quelles raisons, et comment faire face ? Comment faire fondre ces pics de glace ?
Il y a plusieurs types de mots qui blessent :
1. les mots qui nous mettent en face de la vérité : critiques, blâmes... certains sont prononcés pour nous corriger, d'autres pour nous affaiblir
2. les calomnies, qui sont des déformations de la réalité ou des mensonges, dont le but est de nous affaiblir, nous blesser. Les insultes sont presque pareils, mais ils sont souvent l'expression d'une colère.
3. les moqueries, qui sont destinées à faire rire, mais qui peuvent blesser celui qui en subit. Elles peuvent aussi avoir pour but de nous affaiblir.
Selon notre personnalité, on peut être plus blessé par les paroles d'une catégorie que d'une autre.
Mais dans les différents groupes de mots, il y a des faits, des jugements de valeur, des inventions, et des caricatures.
Un fait est un évènement, un acte, dont la description ne peut qu'être objectif.
Un jugement de valeur est subjectif, et varie en fonction de la perception de chacun.
Exemple : Le conducteur a roulé à 150 km/h. (fait). Le conducteur a roulé trés vite. (jugement de valeur : pour certains, 150 km/h est une vitesse trop élevée, pour d'autres, c'est acceptable).
Une caricature est une exagération d'un défaut ou d'une erreur.
Quant à l'invention, il ne repose sur aucun fait.
Si on nous dit des mots qui révèlent nos faiblesses ou nos erreurs, il faut s'attacher à discerner les faits des jugements de valeur, et prendre ces blâmes ou critiques pour s'améliorer. Les jugements, eux, révèlent plutôt la manière dont notre interlocuteur vit nos faiblesses ou nos erreurs (en a-t-il souffert ? En profite-t-il pour nous rabaisser ou pour asseoir son autorité ?...).
Et pour ne pas être blessé par ces mots, gardons à l'esprit que l'erreur est humaine, et que nul n'est parfait. L'humilité est ainsi l'une des premières valeurs des arts martiaux : apprendre, toujours apprendre. Et avoir un peu de tolérance envers soi-même, assumer nos défauts et nos erreurs.
Quant aux calomnies et insultes, ils n'ont pour but que de nous blesser.
Un homme avait entendu dire que le Bouddha gardait toujours un grand amour et une grande bienveillance et que si quelqu'un lui faisait du mal, il répondait par la bonté. Il alla à la rencontre du Bouddha et l'insulta longuement. Le Bouddha garda le silence et lorsque les insultes cessèrent, il demanda à cet homme :
- "mon fils, si tu fais un cadeau à quelqu'un et que cette personne ne le reçoit pas, que ferais-tu de ce cadeau ?"
- "je le remporte" répondit l'insulteur.
- "Tu m'adresses des injures. De la même manière, je ne les reçois pas, tu peux les remporter avec toi..."
Cette histoire montre bien que les calomnies et les insultes ne blessent que si l'on en tient compte. C'est comme les flatteries :"tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute" (Jean De La Fontaine). Le flatteur et l'insulteur ont ce point commun.
Quant au moqueur, il n'est pas difficile de lui renvoyer la balle : lui aussi a des défauts, lui aussi fait des erreurs. Une réplique simple est : "eh oui ! Je suis comme tout le monde ! Nul n'est parfait !"
En conclusion, les mots ne sont pas des flèches mais des pics de glace que l'on peut faire fondre. October 28 La défaite et la victoireSoit A l'agresseur, et D le défenseur.
Pour chacune des situations suivantes, nommez le vainqueur et le perdant avec votre explication :
1. A attaque, et D esquive avant de riposter. A prend la fuite.
2. A attaque, et D attrape A et le met au sol par un balayage.
3. A attaque puis prend la fuite, D rattrape A et le met K.O. en lui cassant le nez.
4. A attaque, et D l'amène au sol puis l'immobilise par une clé. October 21 Ne pas reculer devant un obstacleLe racisme est courant dans les embauches. Mais il est difficile à déceler parce qu'on vous répondra toujours en disant que "vous n'avez pas le profil". Réponse bien vague ! J'ai été chargé de recrutement de commerciaux il y a quelques années pour le compte de diverses sociétés. Quand on me demandait des "locaux", je me pliais à la demande de nos clients, en me disant que de toute façon si je ne le faisais pas, quelqu'un d'autre le fera à ma place. Jusqu'au jour où je ne me reconnaissais plus, où je me rendis compte que je n'étais pas du tout "dans la voie des arts martiaux".
Un jour, j'avais envoyé 4 CV à un client, plus un cinquième qui comportait un nom nord-africain. Le client m'appela aussitôt : - "Monsieur, il y a un CV qui ne semble pas répondre à nos critères d'embauche". - "Vous avez raison" répondis-je, "Je vous ai promis 4 C.V., celui-ci est un bonus ! C'est le meilleur de tous les candidats que j'ai vus. Il vaut la peine d'être reçu. Je sais bien ce que vous voulez, mais vous savez, S.O.S. Racisme font des testings et on ne peut écarter un tel C.V. sous peine de sanction. Et puis vous allez voir, il est trés bon !" - "Oui mais quand il parle, il doit avoir un accent non ?". Il semblait faire allusion à l'accent "banlieue". - "Exact, il a l'accent bordelais !"
Ce candidat fut reçu, et, miracle, embauché !
Depuis ce jour, j'ai décidé de désobeir un peu mes clients et mes patrons ! Combien de C.V. écartés parce que c'est un noir, une femme, un jeune ayant une expérience trop courte, ou un homme trop âgé ? Trop. Et j'ai découvert que même quand on n'a pas de pouvoir, il existe une marge de manoeuvre aussi infime soit-il, de défendre les valeurs de la démocratie, et de respecter le code moral des arts martiaux. J'ai reçu une bonne claque et une bonne leçon ! October 05 Eviter de se faire agresserVoici un extrait de "LaoTseu : le silence du sage" de Tsai Chih Chung.
Il est dit qu'un homme sachant se protéger ne sera jamais attaqué par des tigres en traversant la jungle. Pendant une guerre, il ne sera jamais blessé. Un tigre peut être violent et trés fort, mais jamais il ne le griffera. Même avec les armes les mieux aiguisées, les soldats ne pourront lui nuire.
Pourquoi cela ?
Parce qu'une personne vivant correctement n'ira jamais dans un endroit où elle risque de se faire tuer.
Dans la rue, avant l'agression physique, il y a d'abord l'opportunité pour un agresseur d'attaquer. Et la rencontre entre la proie et le prédateur précède l'occasion. C'est donc complètement en amont qu'il faut chercher une solution pour éviter de se faire attaquer.
Menons une réflexion là-dessus : à votre avis, si vous rentrez chez vous, quels sont les endroits dangereux entre le bas de votre immeuble et votre appartement ? Quelles sont les précautions à prendre ?
Comment éviter de se faire agresser dans la rue, dans le métro, chez soi, ou ailleurs ?
La prévention, l'analyse de l'environnement, font partie de la 1ère phase de la stratégie de self-defense (voir billet "stratégie de self defense").
1. Dans la rue
- Téléphoner avec son portable en ayant le dos au mur: cela évite qu'on se fasse voler par derrière
- Eviter de marcher avec son sac côté route sinon on pourrait se le faire voler par des individus en scooter
- La nuit pour une femme: quand on voit devant soi un groupe d'hommes qui n'inspirent pas confiance, changer de trottoir, voire de rue. Le cas écheant, entrer dans un café qui se trouve à proximité, aller là où il y a du monde.
- Si une personne douteuse vous interpelle, marcher vite, dire qu'on est pressé. Si elle insiste, lui dire qu'on n'a pas le temps de s'arrêter, qu'elle n'a qu'à nous suivre: se diriger immédiatement vers un lieu où il y a du monde, entrer dans un commerce (le responsable des lieux pourrait ainsi téléphoner et appeler la Police. De plus, il y aurait au moins un témoin qui ne pourrait pas ne pas porter assistance à personne en danger sous peine de sanction pénale). Encore mieux: se diriger vers le commissariat le plus proche.
- Pour rentrer chez soi à pied le soir, privilégier un chemin plus long et sécurisé qu'un chemin plus court et plus dangereux (éviter de traverser un parc la nuit)
- Si une voiture s'arrête et que ses passagers demandent un renseignement, ne pas s'approcher de trop prés, garder une distance de sécurité, surtout si les passagers font mine de rien entendre en raison de la distance. Il vaut mieux élever la voix plutôt que de réduire cette distance de sécurité.
2. Dans les transports en commun
- Monter dans une rame où il y a du monde, jamais dans une rame vide ou avec des individus douteux
- S'asseoir à un endroit où il y a du monde, de préférence prés du signal d'alarme, ou prés du chauffeur de bus
3. En rentrant chez soi
- Jeter un coup d'oeil autour avant de composer son digicode
- Ne jamais entrer dans le sas de l'immeuble avec une personne que l'on ne connait pas car si l'individu attaque, on aura beau crier, personne ne pourra nous entendre
- Avant d'ouvrir la porte de son appartement, s'assurer qu'il n'y a personne sur le palier (y compris l'escalier ou l'escalier de secours): certaines femmes ont été agressées chez elles après avoir été poussées par derrière. Une fois que l'agresseur avait fermé la porte derrière lui, les cris ne pouvaient alerter le voisinage car tout le monde croyait à une dispute de couple !
- Faire connaissance avec ses voisins et voisines d'immeuble ! C'est plus de sécurité, de convivialité, et on identifierait plus facilement les personnes étrangères à l'immeuble.
4. Devant un distributeur de billets
- Ne jamais composer son code bancaire sous les yeux d'autrui. Attention à ce qu'on ne filme pas son code par quelqu'un avec son téléphone portable.
- Certaines personnes tentent de détourner notre attention pour voler la carte bleue après la composition du code bancaire (fausse quête, question, sondage...)
5. En voiture - Attention aux arrêts aux feux ou aux stops: regarder dans ses rétroviseurs, et faire attention à ce qu'il n'y ait pas d'individus ou de scooters qui longent notre véhicule.
Si on se sent en danger (un scooter devant et un autre sur le côté par ex.): se mettre immédiatement en 1ère et se tenir prêt à démarrer.
- La nuit, aux feux, on peut aussi s'arrêter si possible sur la file de gauche: si les bandits sont droitiers comme la majorité des gens, et s'ils sont sur la file de droite, il leur est plus difficile de viser avec une arme à feu un conducteur de véhicule situé sur la file de gauche
6. Dans un parking
Les parkings sont généralement sécurisés (ceux de Vinci par ex.). Néanmoins, si on ne se sent pas en sécurité:
- Marcher toujours en plein milieu de la voie pour véhicule. On verrait plus facilement un agresseur surgir.
- Ne jamais oublier que l'on est armé (un agresseur n'aimerait pas recevoir un téléphone portable dans la figure par ex. On n'est pas obligé de le lancer vraiment: on peut faire des feintes de lancer, ça calme l'agresseur dans son élan).
7. Le racket Seul le silence de la victime assure la sécurité des racketteurs. Ces derniers ont intérêt à imposer le silence par la menace. Bien évidemment, pour les empêcher de nuire, il faut les dénoncer. Si à la suite d'une plainte les racketteurs mettent de nouveau la presion, on déposera une nouvelles plainte. Et on appliquera tous les principes de précaution cités plus haut pour éviter les expéditions punitives.
Et si malgré tout on croise le chemin d'un agresseur: toujours rester déterminé à défendre sa vie. J'en connais plusieurs qui ont été surprises d'avoir fait fuir leur agresseur alors qu'elles se voyaient mourir. Mais elles se sont battues pour vivre, elles étaient déterminées. Les agresseurs, eux, se battent pour voler, violer, ou humilier. Sont-ils prêt à mettre réellement leur vie en jeu ?
Adopter toujours une attitude confiante, marcher d'un pas sûr, ne jamais baisser la tête, ne jamais être une victime potentielle: les prédateurs ne s'attaquent qu'aux faibles.
Ne jamais quitter de ses yeux un individu douteux, ne jamais le laisser s'approcher de trop prés: garder une distance de sécurité.
Après l'agression: ne pas se changer ni se laver car l'agresseur a peut être laissé des traces d'ADN sur nous (sang, salive, etc...). Et pour élever le niveau de sécurité, la pratique d'un art martial de manière assidûe est vivement recommandée (lire billet "comment choisir son art martial").
Prendre des précautions ne doit cependant pas se transformer en psychose: fort heureusement, on ne se fait pas agresser tous les jours, ni par tout le monde. September 30 Si quelqu'un te donne une gifle, tend-lui l'autre joue !Voici ce que j'ai pu entendre lors de diverses rencontres :
1. "Je ne crois qu'à ce que je vois"
2. "Je ne donne plus rien aux mendiants parce que je ne sais pas si ce sont des vrais SDF ou des faux"
3. "Si quelqu'un te donne une gifle, tend-lui l'autre joue"
4. "Quand on est gentil, on se fait toujours avoir"
Et vous, quel est votre avis pour chacune de ces affirmations ?
September 16 Gérer le stressQuand on pratique les arts martiaux, on travaille beaucoup la respiration, la concentration, et on essaie d'acquérir ou de développer le sens de l'humilité. Ce qui est trés utile pour notre vie quotidienne.
On a tous à un moment donné une période où la pression devient trés forte : dans nos tâches professionnelles, lors d'une présentation de projet ou de résultats, lors d'une représentation artistique...
Il y a le stress que l'on ressent lorsqu'il y a urgence dans l'accomplissement d'une mission, ou dans la quantité de travail. Dans ce cas, on est dans l'action, on court partout... Comme on est ACTIF, ON NE SUBIT PAS LA PRESSION.
Il y a aussi le stress que l'on subit : c'est notamment le cas lorsque l'on imagine les conséquences d'un échec éventuel. C'est ce qui peut nous enfoncer : à force d'imagination, on doute, on transpire, on dort mal... C'EST LA QU' IL FAUT METTRE EN OEUVRE CE QU'ON A APPRIS DANS LES ARTS MARTIAUX : RESPIRER ET SE CONCENTRER SUR LE PRESENT, L'ACTION. Essayer d'envisager les conséquences et les solutions est nécessaire, mais il faut rapidement agir. C'est comme au combat : on se concentre sur son partenaire, pas sur les conséquences d'une défaite. La stratégie et la tactique, c'est avant qu'il faut les faire.
Ce stress subi peut aussi être dû à l'action de son supérieur hiérarchique : mettre la pression pour diviser une équipe et protéger ainsi son poste. Il a un jeune potentiel trés dynamique et ambitieux dans son équipe ? Ce jeune nouveau veut des responsabilités ? Pas de problème : le manager va lui en donner, tellement de responsabilités que ce nouveau talent va se noyer et se couler tout seul !
"Comment ça tu n'y arrives pas ? Tu voulais des responsabilités, je t'en ai données, et je t'ai fait confiance ! Et aujourd'hui, je vois que tu n'arrives pas à atteindre tes objectifs !"
Le jeune talent est ainsi éliminé ! C'est là qu'il ne faut pas oublier une des valeurs essentielles des arts martiaux : L'HUMILITE ! Si un jour votre chef vous confie une mission, demandez des moyens pour atteindre l'objectif. S'il n'en a pas, avouez tout simplement que VOUS N'ETES PAS A LA HAUTEUR D'UNE TELLE MISSION ! |
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